Coopération décentralisée : Conseil Régional de Midi-Pyrénées / Région de Saint-Louis
Titre du projet : Mise en place du vaccin contre la Bilhiarzose
- Collectivité territoriale française : Conseil Régional de Midi-Pyrénées
- Partenaire : Région de Saint-Louis
- Jumelage : Non
- Mettre à jour ces informations

Année de première signature de la Convention : 2008
Thématique d’intervention : Santé
Sous-thématique d’intervention : Lutte contre les grandes pandémies
Ce projet a bénéficié d’un cofinancement du MAEE : 450000 euros
Descriptif du projet
- Contexte :
La coopération avec la Région de Saint-Louis du Sénégal a conduit les Régions partenaires (Midi-Pyrénées, Nord-Pas de Calais, Rhône-Alpes) à instaurer une coordination interrégionale afin de mobiliser les financements sur des projets de développement prioritaires et structurants.Chaque projet retenu, en plein accord avec la Région de Saint-Louis, fait l’objet d’une instruction et d’un suivi par une de ces trois Régions françaises, avec un financement significatif, et accompagné d’une participation moins importante des autres Régions. - Historique :
La coordination interrégionale a été sollicitée par la Région Nord-Pas de Calais pour participer à la dernière phase d’essais cliniques du vaccin Bilhvax contre la bilharziose.Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la bilharziose est directement responsable du décès de 11000 personnes par an et provoque, par ailleurs, des lésions dramatiques (destruction des reins, cancer de l’arbre urinaire, anémie voire stérilité définitive) qui conduisent au décès de 500 000 personnes chaque année.Au total, la bilharziose concerne 600 millions de personnes dans le monde et en majorité les enfants qui sont les plus touchés car ils développent rapidement des symptômes pathologiques.Cette maladie parasitaire, qui est la plus répandue après le paludisme, se rencontre essentiellement dans les pays où les infrastructures de santé, d’hygiène et d’accès à l’eau potable sont déficitaires ; elle est présente dans 75 pays dans le monde ; l’Afrique subsaharienne est particulièrement touchée, et notamment le bassin du fleuve Sénégal.Le seul traitement existant, aujourd’hui, consiste en une chimiothérapie qui a des limites en terme de coût et surtout, de plus en plus, en terme de résistance.Depuis 1990, la Région Nord-Pas de Calais soutient, avec l’Union européenne et le Ministère des Affaires Etrangères, une équipe de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) de Lille et de l’Institut Pasteur qui a créé en Nord-Pas de Calais et à Saint-Louis du Sénégal un double pôle de recherche (terrain et clinique) destiné à trouver les meilleures solutions thérapeutiques et préventives à la bilharziose. - Objectif du projet :
Depuis 1990, la Région Nord-Pas de Calais soutient, avec l’Union européenne et le Ministère des Affaires Etrangères, une équipe de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) de Lille et de l’Institut Pasteur qui a créé en Nord-Pas de Calais et à Saint-Louis du Sénégal un double pôle de recherche (terrain et clinique) destiné à trouver les meilleures solutions thérapeutiques et préventives à la bilharziose L’INSERM, établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du Ministère de la Santé et du Ministère de la Recherche, est maître d’ouvrage de cette dernière phase d’essais cliniques du vaccin anti-parasitaire «Bilhvax» dont la maîtrise d’œuvre est assurée par la Délégation Régionale de Nord-Pas de Calais - Description détaillée du projet :
Ce projet va notamment porter sur l’organisation du programme d’essais cliniques et de l’étude clinique sur le terrain, la rénovation des cases de santé et des laboratoires, la formation des cadres médicaux sénégalais et des équipes de terrains, la communication (information des partenaires et des autorités), l’appui aux populations vaccinées.Le coût total du projet qui doit être réalisé sur 5 ans est évalué à la somme de 9 780 630 €.La Région Midi-Pyrénées est sollicitée à hauteur de 125 000 € sur 5 ans.Les autres partenaires financiers sont :D’une part pour le secteur public : - Région Nord-Pas de Calais ( 5 000 000 €) ;- INSERM (1 500 000 €) ; - Ministère des Affaires Etrangères (450 000 €) ; - Région Wallonne (300 000 €) ; - La Principauté de Monaco (450 000 €) ; - Agence de l’Eau Artois Picardie (250 000 €) ; - Agence de l’Eau Adour Garonne (125 000 €), en accompagnement de la Région Midi-Pyrénées ;- Agence de l’Eau Seine Normandie (25 000 €) ; - Les Régions de Saint-Louis et Rhône-Alpes doivent également apporter leur contribution.D’autre part pour le secteur privé, VEOLIA (1 000 000 €), un mécène de Monaco (450 000 €), la société Lesaffre de Lille (100 000 €) ;Enfin, au Sénégal, la Fondation Sonatel (100 000 €), un groupement d’entreprises ( 305 630 €).Compte tenu de l’intérêt que présente ce projet pour le bassin du fleuve Sénégal notamment, et celui ci s’inscrivant dans le cadre de la solidarité des Régions françaises avec la Région de Saint-Louis au Sénégal, il vous est proposé de répondre favorablement à la demande de financement présentée.
Mise en œuvre du projet
- Maître(s) d'œuvre du projet : REGION NORD PAS DE CALAIS
- Maître(s) d'ouvrage du projet : INSERM
- Bénéficiaire(s) du projet : REGION DE SAINT LOUIS
Éléments financiers
- Coût total de l’opération : 9780630 euros
- Cofinancement du MAEE : 450000 euros
- Part financière de la collectivité française : 125000 euros
- Autres sources de financement : 9655630 euros
- Indiquez le nom : AGENCE DE L'EAU ARTOIS PICARDIE, INSERM, PRINCIPAU
- Financements Loi Oudin-Santini :
- Pas de financement
Partenaires engagés dans le projet
- En France : non précisé
- Dans le pays partenaire : non précisé
Évaluations, communication et perspectives
- Des actions de communication ont-elles été engagées dans le cadre de ce projet ?
- En France : Non
- Dans le pays partenaire : Non
- Ce projet a-t-il fait l’objet d'une politique d’évaluation ? : Non
Volontaires du progrès
Cette collectivité ne fait appel à aucun volontaire du progrès dans le cadre de ce projet.