CNCD - Commission Nationale de la Coopération Décentralisée, Espace de dialogue et de concertation

Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures

Accès Monde > Afrique Sud du Sahara > Burkina Faso > Coopération décentralisée : Communauté de l'agglomération Belfortaine / Komki Ipala > PROGRAMME COPRA (COopérer Pour Réussir l’Avenir) - Collectivités franc-comtoises et collectivités burkinabè : un programme participatif de développement local durable en milieu rural et périurbain

État au niveau Communauté de l'agglomération Belfortaine

  • 2 collectivités locales partenaires
  • 1 pays
  • 2 projets de coopération décentralisée
  • 0 projet dans le cadre d’autres actions extérieures

État au niveau Burkina Faso

  • 181 collectivités territoriales françaises engagées à l’international
  • 251 collectivités locales partenaires
  • 364 projets de coopération décentralisée
  • 33 projets dans le cadre d’autres actions extérieures

Aide publique au développement (Communauté de l'agglomération Belfortaine)

Année Montant
en euros
2011 0
2010 14 560
2009 18 200
2008 12 375
2007 4 380
2006 8 960

Coopération décentralisée : Communauté de l'agglomération Belfortaine / Komki Ipala

Titre du projet : PROGRAMME COPRA (COopérer Pour Réussir l’Avenir) - Collectivités franc-comtoises et collectivités burkinabè : un programme participatif de développement local durable en milieu rural et périurbain

Année de première signature de la Convention : 2006

Thématique d’intervention : Appui institutionnel

Sous-thématique d’intervention : Appui à la décentralisation

Ce projet a bénéficié d’un cofinancement du MAEE : 350000 euros

Descriptif du projet

  • Contexte :
    Besançon-Neuchâtel, Ville de Belfort, Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard, la Ville de Montbéliard, Communauté de l’Agglomération Belfortaine, Conseil général du Doubs et Conseil général du Territoire de Belfort mènent chacun, depuis plusieurs années, des actions de coopération avec leurs partenaires en coopération décentralisée au Burkina Faso. Ces actions s’exercent dans plusieurs domaines (appui institutionnel à la décentralisation, eau-assainissement, éducation, agriculture,…) et sont financées sur les crédits propres des collectivités, abondés le cas échéant de subvention du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes (MAEE) (pour le contrat triennal 2007-2009 : Ville de Besançon / CG 90 ; Communauté d’Agglomération de Belfort ; pour les appels à projet annuels 2008 et 2009 : la Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard et la ville de Montbéliard).
    Au fil du temps et des échanges, ces collectivités ont senti la nécessité de se regrouper afin d’être plus efficaces sur le terrain, de bénéficier du savoir-faire de l’une ou de l’autre dans un domaine particulier, de capitaliser leurs expériences et, dans un contexte financier difficile, de gérer au mieux les budgets alloués aux projets de coopération.
    Dans cet esprit, une mission au Burkina Faso, conduite en décembre 2009 par le CERCOOP Franche-Comté, a réuni la plupart des collectivités franc-comtoises concernées. Elle a permis de proposer le projet aux partenaires burkinabè qui ont validé cette nouvelle démarche.
  • Historique :
    De 1983 à 1995, la coopération franc-comtoise au Burkina Faso est passée des jumelages à la coopération décentralisée. Elle a évolué des actions humanitaires isolées à des actions ponctuelles de développement local, de l’appui à projets à l’appui institutionnel aux collectivités burkinabè pour aller vers une coopération de territoire à territoire.
    La recherche d’efficacité a conduit les Villes de Besançon et Neuchâtel et le Conseil général du Territoire de Belfort à présenter un dossier commun au MAEE en 2006, dans le cadre d’un appel à projet annuel, puis en 2007 pour le premier appel à contrat triennal 2007-2009.
    Dans un contexte marqué par le processus de communalisation intégrale au Burkina avec la mise en place des communes rurales, les actions portaient en particulier sur l’appui à la décentralisation (formation des élus et information à la population). Elles étaient complétées par un programme de renforcement de lutte contre la pauvreté (stages de formation à l’agro-écologie/Villes de Besançon et Neuchâtel), de mise en place d’activités génératrices de revenus et d’éducation formation (alphabétisation/Villes de Besançon et Neuchâtel ; CEBNF/CG90). Le versement de la dernière tranche de subvention est intervenu courant décembre 2009, les actions qu’elle permet de financer s’achevant courant 2010.
    Simultanément, la Ville de Belfort, la Communauté de l’Agglomération Belfortaine et les Syndicats des eaux de Giromagny et de Rougemont le Château appuient, depuis 2007, le programme de gestion intercommunale de l’eau à Tanghin-Dassouri et à Komki-Ipala.
    Pour sa part, le Conseil général du Doubs, présent dans la Région Centre depuis 1998, mène une action en faveur du développement de la filière lait (élevage et production laitière). Il souhaite poursuivre cette action sur la même thématique, en s’orientant plus spécifiquement vers l’autonomie fourragère des troupeaux avec notamment une organisation collective des moyens de fenaison.
    Plus récemment, depuis 2008, la Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard et la Ville de Montbéliard se sont engagées dans un programme de développement du maraîchage autour du lac de Bam, au bénéfice de la commune de Zimtanga, située dans la province de Bam. Ce programme a la particularité d’être porté par des groupements de femmes des deux villages Dougré et Bargo.
    Mesurant les effets positifs de la mutualisation, et pour amplifier cette dynamique de partenariat, les collectivités franc-comtoises se sont réunies depuis début 2009 au sein d’un groupe pays Burkina Faso, mis en place par le CERCOOP Franche-Comté (CEntre de Ressources pour la COOPération décentralisée en Franche-Comté) et elles ont souhaité mutualiser leurs actions.
  • Objectif du projet :
    Au Nord : accroître l’efficacité des actions de coopération et d’appui institutionnel en mutualisant un programme participatif de développement local durable en milieu rural et périurbain ; sensibiliser aux inégalités Nord-Sud.

    Au Sud : renforcer les capacités de maîtrise d’ouvrage des collectivités burkinabè pour qu’elles s’approprient pleinement les enjeux de développement local dans leur territoire ; qu’elles affirment leur rôle d’interlocuteurs incontournables des collectivités du Nord et des ONG ; qu’elles développent les échanges inter-burkinabè.
  • Description détaillée du projet :
    Projet cofinancé par le MAEE en 2010
    Neuf collectivités ou leurs regroupements en Franche-Comté (Ville de Besançon-Ville de Neuchâtel, Ville de Belfort, Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard, Ville de Montbéliard, Communauté de l’Agglomération Belfortaine, Conseil général du Doubs, Conseil général du Territoire de Belfort) ont décidé de mutualiser leurs actions de coopération au Burkina Faso.
    Tout en prenant en compte les besoins et attentes spécifiques de chacune des collectivités burkinabè concernées, il s’agit de donner cohérence et lisibilité à une coopération mise en œuvre dans le même pays. En fonction des thématiques de coopération souvent communes, (eau, assainissement, éducation et formation, culture…) les collectivités franc-comtoises vont agir ensemble sur un programme d’actions mutualisées au bénéfice de leurs partenaires burkinabè dont les besoins sont souvent identiques d’une commune à l’autre.
    La réponse à l’appel à contrat triennal 2010-2012 est donc élaborée comme un véritable programme participatif de développement local durable en milieu rural et périurbain, porté par neuf collectivités ou regroupements de Franche-Comté et leur cinq partenaires burkinabè.

    - Agriculture et alimentation : produire local, s’organiser et commercialiser.
    Objectif de l’action : -Rechercher l’auto suffisance alimentaire
    -Lutter contre la pauvreté
    -Responsabiliser les producteurs

    Description sommaire : À Douroula, le programme conduit par les Villes de Besançon et Neuchâtel pendant le contrat triennal 2007-2009, a permis aux villageois bénéficiaires de formations d’améliorer leurs techniques de production (miel, karité) et d’élevage (embouche bovine et ovine, aviculture). Il a également été l’occasion de les sensibiliser au respect de leur fragile environnement en leur enseignant la fabrication et l’utilisation de produits naturels pour le rendement et la protection des récoltes, aussi efficaces et moins onéreux que les intrants et pesticides chimiques employés les années passées.
    À Komki Ipala, le Conseil général du Territoire de Belfort favorise, depuis 2007, la mise en place de productions vivrières, de conservation (banques de céréales) et de circuits courts de commercialisation.
    Dans la Région Centre, le Conseil général du Doubs appuie, depuis 1998, des actions dans le domaine de l’élevage dans la zone urbaine et péri urbaine de Ouagadougou. Cet appui a permis la mise en place de petites unités de productions laitières. Des soutiens directs, des prêts d’honneur et des sessions de formation pour le renforcement des capacités des éleveurs ont été les points forts de ce partenariat.
    À Zimtanga, dans la province de Bam, la Communauté d’Agglomération du Pays de Montbéliard et la Ville de Montbéliard ont soutenu, depuis 2008, l’aménagement de 4 hectares de périmètre maraîcher irrigué au bénéfice de 163 femmes et de leurs familles. D’autres actions complémentaires ont également été organisées pour renforcer les capacités des groupements de femmes : formations techniques spécifiques et d’alphabétisation, aide à la commercialisation de la récolte, production de compost, sensibilisation à l’hygiène et à la nutrition…
    Pour poursuivre ces actions, menées jusqu’à présent sans coordination au niveau régional, il s’agit maintenant de passer à une deuxième phase qui leur donne une réelle cohérence :
    -poursuivre la formation des populations ;
    -former des formateurs ;
    -organiser des circuits commerciaux courts permettant l’écoulement des produits ;
    -soutenir la mise en place de coopératives agricoles ;
    -développer le maraîchage sur d’autres villages.

Mise en œuvre du projet

  • Maître(s) d'œuvre du projet : Komki Ipala
  • Maître(s) d'ouvrage du projet : Communauté de l'agglomération Belfortaine
  • Bénéficiaire(s) du projet : - Les responsables publics (4 communes rurales et la Région Centre) et les populations des collectivités burkinabè concernées (115 000 personnes).
    - Les responsables et les populations des collectivités du nord lors des actions d’éducation au développement.

Éléments financiers

  • Coût total de l’opération : 1125803 euros
  • Cofinancement du MAEE : 350000 euros
  • Part financière de la collectivité française : 61200 euros
  • Autres sources de financement : 702648 euros
  • Indiquez le nom : Conseil général du Territoire de Belfort, Région Centre
  • Financements Loi Oudin-Santini :
    • Pas de financement

Partenaires engagés dans le projet

  • En France : Conseil général du Territoire de Belfort
  • Dans le pays partenaire : Région Centre

Évaluations, communication et perspectives

  • Des actions de communication ont-elles été engagées dans le cadre de ce projet ?
    • En France : Oui
    • Dans le pays partenaire : Oui
  • Ce projet a-t-il fait l’objet d'une politique d’évaluation ? : Oui

Volontaires du progrès

Cette collectivité ne fait appel à aucun volontaire du progrès dans le cadre de ce projet.

 

Pour en savoir plus, consultez le site de la Délégation pour l’Action Extérieure des Collectivités Territoriales
(Ministère des Affaires étrangères)